L’incroyable histoire d’amour entre une poupée en silicone et un Japonais

L’histoire de Senji Nakajima a de quoi surprendre, et elle a déjà fait le tour du monde. Ce sexagénaire japonais a mis fin à son mariage pour vivre une histoire d’amour avec une poupée en silicone. Surprenant peut-être, son histoire qui en émeut plus d’un n’est pas si extraordinaire au Japon.

Une histoire d’ »amour » de plusieurs années

x-cite-tania6Tout commence en 2010, lorsque Senji Nakajima, homme d’affaires alors père de deux enfants se rend à un voyage d’affaires et s’ennuie dans sa chambre d’hôtel. Il commande alors une poupée en silicone pour tuer le temps. Cette dernière Soari, lui est livrée quelques heures plus tard, et l’homme d’affaires s’en servira à des fins sexuelles pendant plusieurs jours.

De retour chez lui, Senji Nakajima n’abandonne pas son objet sexuel. Mais progressivement, il commence à éprouver des sentiments pour cet accessoire inanimé, au point que ses relations avec sa femme en souffrent. C’est alors que Senji commence à s’afficher presque partout avec sa « nouvelle compagne ». Il l’emmène faire du shopping, et se balade avec elle grâce à une chaise roulante spécialement conçue pour cette poupée en silicone.

Interrogé sur sa relation atypique avec cette poupée, l’homme d’affaires affirme être très heureux. Il précise que la poupée possède une personnalité propre, bien qu’elle ne converse pas avec lui. Mais surtout, Senji déclare la poupée « n’est pas là pour l’argent, et elle ne me trahira jamais ». Senji dit profiter même d’une vie plus riche et plus intense aujourd’hui.

Du délire pur ? Pas forcément…

L’attitude de ce sexagénaire peut paraître bizarre, mais les Japonais sont plutôt coutumiers de ce genre de choses. Très en avance dans le domaine de la robotique, ils ont conçu de nombreux androïdes humains qui imitent presque à la perfection les attitudes humaines. Les poupées en silicone se vendent par milliers chaque année dans ce pays où de nombreux couples divorcent ou se séparent, et ont de plus en plus besoin d’un « partenaire passif » pour combler leurs besoins sexuels.

Il faut savoir en outre que les Japonais sont soumis à de fortes pressions sociales. Ils doivent parfois gravir les échelons professionnels pour réussir, alors que dans le même temps, on s’attend à ce qu’ils se marient, aient des enfants et une vie de famille stable. Pour nombre de ces Japonais qui refusent de rentrer dans ces conventions, il faut absolument chercher un compagnon de vie : d’où l’essor des poupées d’amour. Pour ces personnes qu’on appelle « Otaku », ces poupées ne semblent pas être du délire.

De plus en plus d’Européens sont eux aussi engagés dans ce type de relations sentimentales avec les poupées. Une société lyonnaise, Doll Story, en écoule même une dizaine chaque mois.

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